Le plaisir de la mort, ft. Téti



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Amenophis
l'hérétique
Je me prénomme Amenophis. On me connait plus sous le surnom de : Phis. Je suis né(e) il y a : 27 ans dans la charmante ville de : Thèbes Depuis mon arrivé(e) j'ai rédigé : 90 papyrus. Je suis actuellement : célibataire je vis dans la ville de : Thèbes. On me dit souvent que je ressemble à : Klariza Clayton Je dois mon avatar à : AnubisR

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Sujet: Le plaisir de la mort, ft. Téti  -  Ven 5 Juin - 20:11


LE  PLAISIR  DE  LA  MORT
Amenophis feat Téti
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Le quartier de Doua l'a vu grandir depuis sa naissance. Mais il a aussi vu les nombreuses morts issues de sa famille, depuis une trentaine d'années. C'est dans ce même quartier qu'elle a continué à vivre, malgré qu'il n'y ait plus rien pour elle. Le seul endroit qu'elle ressent comme lui procurant un bien fou, restera à jamais le temple d'Anubis. Où elle passe le plus clair de son temps d'ailleurs. Si elle avait la possibilité d'y vivre continuellement, Amenophis ne prendrait pas le temps de réfléchir une seule seconde, que déjà, le peu d'affaires qu'elle a serait déjà posé dans cet endroit si parfait à ses yeux. Lorsque le soleil s'est immiscé par le trou -la fenêtre, creusée dans les briques de sa maisonnette, la fille aux cheveux longs, et bruns s'est levée, comme à son habitude, de sa couchette pour se plonger dans l'eau de la petite baignoire, qu'elle a mise à chausser à feu doux, la journée précédente. Le feu s'est éteint, comme prévu, laissant l'eau à la bonne température pour qu'elle puisse se glisser à l'intérieur sans se brûler. Elle vit seule, depuis des années, et ce n'est pas un problème pour cette fille délicate, et pourtant si solitaire. Amenophis a frotté sa peau pendant de longues minutes, avec ce savon fait de natron et de calcaire. Elle est restée de longues minutes, assise dans cette eau chaude, avant d'en sortir pour se sécher. La prêtresse s'est ensuite passée sur la peau, une huile aromatique, qui la rend brillante et qui lui évitera les insectes pendant les prochaines heures. Lorsqu'elle a coiffé ses cheveux, les remontant légèrement à l'aide de sa brosse en ivoire, pour finalement les faire tenir à l'aide d'une tige de lotus, pour finalement les agrémenter de simples pousses de la même fleur, Phis a constaté qu'ils ne sont plus aussi clair que les semaines passées, ce qui lui fait penser qu'elle devra bientôt retourner chez la coiffeuse. Voilà son petit rituel quotidien, qui a lieu à chaque fois que le soleil vient la réveiller. Amenophis prend soin de son corps, et ce depuis toujours. Mais c'est encore pire depuis qu'elle est devenue prêtresse pour le temple d'Anubis.

Puis, comme à son habitude, elle a quitté sa maisonnette, pour marcher dans les rues de Doua. Jamais déserte, des enfants sont en train de jouer avec des osselets, et la brune a même pu en remarquer deux, en train de jouer au jeu des "58 trous". Ou le jeu du Chien et du Chacal, comme elle préfère l'appeler. Ce simple spectacle suffi à lui offrir un léger sourire au de sa bouche, dévoilant pour une des rares fois, ses dents étincelantes. Une simple halte sur les étalages du marché, lui laissant juste le temps de jeter un coup d'oeil à ce qu'elle va bien pouvoir manger en cette matinée, et Amenophis décide de prendre quelques dattes au marchant, qui ne lui demande rien en échange. Le vieil homme qui tient l'étalage la connait très bien -et elle en profite d'ailleurs, car ce n'est personne qu'autre que le meilleur ami de son défunt grand-père. Elle ne s'est jamais demandé pourquoi ce dernier lui offre toujours la nourriture qu'elle demande, car elle le sait très bien. Il maintient les mêmes croyances que l'aîné enterré depuis bien longtemps, et reste persuadé que d’offenser cette fille risque d'amener la mort sur sa famille. Et on peut dire qu'elle en joue, d'ailleurs, même si personne ne dira un mot sur ce sujet, à voix haute. C'est en dégustant ces quelques fruits, qu'elle a prit le chemin du temple qui illumine ses yeux à chaque fois qu'elle pose ses yeux dessus. Le temple d'Anubis est majestueux, fait dans des briques sculptées, immenses. Les hiéroglyphes dessinés, elle les connait par coeur. Certain lui sont encore inconnus, mais d'autres non. Et ça, grâce à son grand-père qui lui a apprit à lire, il y a des années. La tête baissée, elle finit par passer devant cette statut du dieu, incroyablement grande, pour finalement entrer dans les profondeurs de ce temple.

Ceux sont les mêmes rituels qu'elle a fait, encore en ce jour, prononçant les mêmes prières habituelles, déposant des offrandes différentes. Tout ça pour un dieu qu'elle vénère par dessus tout. Elle voue sa vie complète à cette singularité qui est au dessus de toutes les autres, pour elle. Bien sûr, le culte d'Amon a une importante place dans son coeur, mais pas autant que le dieu funéraire. Le grand prête est habitué à la voir là si tôt le matin, et elle a ainsi l'occasion de se joindre une nouvelle fois à lui, dans ses habitudes. L'homme est assez content de sa prêtresse qui respecte chacune des lois au pied de la lettre, qui assume son dévouement au dieu Anubis. Mais à côté de ça, il n'est pas fier d'elle à cause de la dénomination qui la suit. L'hérétique, ce n'est pas vraiment le meilleur des moyens pour avoir les faveurs du pharaon, car c'est en lui que celle-ci n'est pas réellement fidèle.

- Ta huitième année en tant que prêtresse fête son anniversaire aujourd'hui. [Souffla-t-il du bout des lèvres en allumant un feu, à l'intérieur d'un amphore percé.] Tu devrais aller la voir, Amenophis.
- Alors, il en sera ainsi.

Voilà les seules mots que la prêtresse de vingt-sept ans a été capable de prononcer. Elle sait bien de qui parle le prêtre, son maître. Amenophis célèbre les morts, tous les jours. Et pourtant, pas une fois elle ne célèbre les morts de sa famille -son frère en faisait exception. Elle reste persuadée qu'aucun d'eux n'a pu accéder à la vie éternelle, et que des âmes comme celles-ci ne méritent pas d'avoir une telle attention de sa part. Mais la prêtresse va prendre les mots du grand prêtre du temple au sérieux. Elle les considère plus comme un ordre qu'une recommandation, pour être honnête. Alors, une fois que les rituels furent terminés, elle sortie du temple -en baissant le visage face à la représentation d'Anubis, pour finalement se diriger, le plus lentement possible, le cimetière. Endroit qu'elle connait comme par coeur, en passant. La tunique blanche qu'elle a mise avant de partir vole légèrement au vent qui se trouve dans cette partie délaissée et sacrée de la Thèbes. Chacun des tombeaux des paysans lui est connus, comme tous ces deux précédents pharaons et de leurs familles royales. Alors, ce n'est pas bien difficile pour elle de se rendre au dessus du tombeau de sa famille, de ses parents, et du reste. Les fleurs de lotus ont commencés à reprendre possession des lieux, ce qui la fait légèrement sourire. Oui, car cela fait bien longtemps qu'elle n'est pas venue dans cette partie du cimetière. Les fleurs avaient disparus, à force de l'ouverture massive du tombeau, depuis son enfance. Les morts se sont suivies pendant des années, et depuis huit années maintenant, il n'a pas été réouvert.

Amenophis est restée là, debout, sa tunique volant au vent, face à au tombeau, pendant de longues minutes. Elle ne comprend pas pourquoi le prêtre lui a dit de venir ici, et ne ressent pas le moindre plaisir, pas le moindre soulagement, pas le moindre sentiment en étant là. C'est comme si le temps avait prit une vitesse ahurissante, car elle est presque sûr que le soleil a bien bougé depuis qu'elle est arrivée ici. Elle est parvenue à se perdre dans ses pensées. Du moins, jusqu'à ce qu'une ombre, immense et difficilement distinguable, vienne se dessiner sur les fleurs de lotus à ses pieds. A la vue de celle-ci, elle ne se détourne même pas pour faire face à cet invité inconnu. Un léger soupire s'échappe de ses lèvres, alors que son regard se pose sur ses pieds nus, dans le sable.

- Que fais-tu ici Téti, fille de Néhésy ? [Prononça-t-elle à voix haute, et forte, pour être sûre sur tu l'entendes bien. Amenophis ne prend pas la peine de se retourner car la vision de ton ombre est devenue une habitude, ces derniers temps.] N'as-tu rien d'autre à faire, pour venir jusqu'ici ?
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Téti
fille de Néhésy
Je me prénomme Téti. On me connait plus sous le surnom de : Téti Je suis né(e) il y a : 18 ans dans la charmante ville de : Thèbes. Depuis mon arrivé(e) j'ai rédigé : 270 papyrus. Je suis actuellement : destinée à rester pure et chaste. je vis dans la ville de : Thèbes. On me dit souvent que je ressemble à : Marina Nery. Je dois mon avatar à : electric bird.

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Sujet: Re: Le plaisir de la mort, ft. Téti  -  Dim 7 Juin - 15:57



Je n'irais pas jusqu'à dire qu'arpenter les tombes dans ce cimetière me plaid, mais il faut avouer que, maintenant que je le connais les yeux fermés, j'apprécie son silence, son calme, sa tranquillité. C'est pourquoi, après chaque cérémonie de mise en tombeau, je m'accorde une petite heure à flâner le long des chemins, réfléchissant à ma vie, à ma fois, à ce qu'il vient de se produire sous mes yeux. Le grand prêtre à l'habitude maintenant, il ne m'attend plus, seule mon escorte personnelle reste pour me raccompagner lorsque j'aurais terminé. Je suis tous les jours confrontée à cette mort inévitable que nous devons tous rencontrer un jour ou l'autre. Souvent ce n'est pas facile, surtout de voir les familles des défunts aussi attristées (quand elles le sont) de la perte de leur proche.
Je me demande, à chaque fois, comment je réagirais si je perdait mon père, ma mère, ou bien mes frères ou ma sœur. Je pense que je serais dévastée. Je les aime tellement, ils sont tout pour moi, après la déesse. Ma dévotion envers eux et aussi infiniment éternelle que celle que j'exprime chaque jour au temple pour la grande Amémet. Souvent, dans ces moments de réflexion au milieu des tombes, je laisser glisser une larme le long de ma joue. Je l'offre à la terre et à ceux qui y sont retournés. Je leur offre ma douleur et ma tristesse, pour leur montrer toute ma considération et mon respect. Je leur demande ainsi, de bien vouloir accepter à leurs côtés ceux qui me sont cher lorsque le moment de leur mort arrivera.
Alors ce matin, tout en déambulant, lorsque au détour d'un sentier, je tombe sur un visage connu, j’essuie rapidement cette perle d'eau salée qui glissait sur la joue, la laissant choir sur le sol à mes pieds. Même si mon visage est dissimulé sous mon voile de cérémonie, je ne veux pas que l'on sache que je m'accorde à cette faiblesse, que je verse des larmes pour chaque mort que j'accompagne. Si cela venait à se savoir, la grande prêtresse d'Amémet se mettrait à douter de ma capacité à gérer ce rituel et m'assignerait à une autre tache. Hors, je n'ai pas envie de faire autre chose. J'ai choisis cette voie parce qu'elle me touche, justement parce qu'elle m'affecte, parce que grâce à elle, je me sens encore de ce monde, capable d'éprouver des sentiments (autre que l'adoration envers la déesse).

Je m'approche doucement de la jeune et belle Amenophis. Mes pieds nus se joignent au siens près du tombeau qu'elle regarde. Je la sens en grande réflexion face à ces morts en particulier. Je me demande qui ils sont. C'est un tombeau familial, et lorsque je lève les yeux vers les hiéroglyphes sur l'entrée, je comprend qu'elle est simplement venue rendre visite à ses proches. Je me sens d'un coup un peu mal à l'aise d'être ainsi auprès d'elle en cet instant. J'ai entendus certaines choses à son sujet. Elle serait comme maudite, toute sa famille serait décédée à cause de cela. Je ne sais trop si il faut le croire. Tout ce dont je suis certaine, c'est que je passe assez de temps avec elle à officier durant les embaumements pour prouver que cela ne sont que des commérages. Après tout, je suis toujours en pleine santé.
Je sais qu'elle m'a remarqué. J'ai aussi pu constater que c'est une femme très alerte, toujours à remarquer de petits détails. Par respect, je ne dis rien. En fait, je ne sais pas trop ce que je pourrais bien dire, je me sens un peu de trop. Heureusement pour moi, c'est elle qui brise le silence. Je pense que sinon, je serais partie aussi respectueusement et silencieusement que possible.

" Que fais-tu ici Téti, fille de Néhésy ? N'as-tu rien d'autre à faire, pour venir jusqu'ici ?
- Je faisais juste ma balade habituelle ... Tu sais, comme à chaque fois ... Je sors d'une mise en tombeau, la famille à voulu que cela se fasse tôt... " Je ne sais pas si parler de famille à ce moment là est une bonne idée, mais mes mots ont dépassés ma pensée. Je devrais faire plus attention à ce que je dis, je ne voudrais pas l'accabler ou la vexer. Moi qui m'efforce de la faire sourire, il serait fâcheux que la seule chose que je sois capable de faire soit de la faire pleurer.

" Tu euh ... Tu veux marcher avec moi pour rentrer ? " J'aimerais qu'elle dise oui, parce que j'aimerais avoir l'occasion de lui changer les idées, de lui faire parler d'autre chose. Après tout, je ne l'ai jamais vu s'arrêter sur ce tombeau, pas une fois, pourtant nous sommes souvent passées devant. Alors j'imagine que si elle le fait aujourd'hui, c'est que cela doit être un jour spécial, un jour pas très heureux. C'est pour ça que je m'efforce de lui sortir mon plus beau sourire après avoir relevé mon voile par dessus ma tête.

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Sujet: Re: Le plaisir de la mort, ft. Téti  -  Dim 7 Juin - 18:18


LE  PLAISIR  DE  LA  MORT
Amenophis feat Téti
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La famille, c'est une chose bien précise, et qui pourtant pour elle, ne vaut rien. Amenophis n'est pas le genre de personne qui s'étale sur ses sentiments. Bien au contraire, car c'est à se demander si elle a, une fois, ressenti quelque chose pour ses parents. Jamais elle ne parle d'eux, jamais elle n'a une pensée pour eux. D'ailleurs, si le grand prêtre du temple d'Anubis n'avait pas daigné lui indiquer de venir sur leur tombe, elle ne serait pas venue ici. L’inexistence de sentiments pour ses prédécesseurs, n'a rien à voir avec le bruit qu'ils ont fait courir sur elle. Amenophis sait très bien qu'elle n'est pas maudite, mais elle se complet dans la mort qui la suit depuis toujours. Il lui arrive même d'en jouer, pour avoir ce qu'elle souhaite. Même si ses souhaits ne sont pas importants, puisqu'elle ne vit que pour une chose : voir les dieux redescendre des étoiles pour reprendre leurs places sur Terre. La prêtresse n'a même pas détourné son regard sur ta personne, lorsque tu as pris la parole pour lui répondre. D'une voix pas très assurée, il faut l'avouer. Mais Amenophis a l'habitude de ce comportement. Rares sont les moments où vous vous voyez en dehors des nombreux rituels d'embaumement. Pourtant, c'est suffisant pour se faire une idée de la personne qui se trouve en face de vous, n'est-ce pas ?

Ne prenant pas même la peine de répondre à tes premiers propos, Amenophis s'est baissée, lentement, jusqu'à poser ses genoux dans le sable. Sa tunique blanche cesse de voler au vent, alors qu'elle se penche, pour attraper une fleur de lotus, dont elle casse sans vergogne la tige. Ceci est une preuve qu'elle n'a pas vraiment de respect pour les momies qui se trouvent en dessous. Amenophis a fait tourner la fleur entre ses doigts, quelques secondes, avant de venir la glisser sous son nez fin pour en humer son parfait si délicat. Ses yeux se sont fermés, quelques secondes, te laissant le temps de prendre une nouvelle fois la parole. Elle les a rouvert, sur l'horizon de sable qui se dresse face à elle.  

- Tu euh ... Tu veux marcher avec moi pour rentrer ? Souffla alors Téti, d'une voix toujours aussi peu assurée.
- Si c'est ce que tu souhaites, répondit Amenophis, de sa voix légère et dénuée de sentiment.

Lentement, la prêtresse s'est relevée, en prenant le temps de passer ses mains sur ses genoux pour en enlever le sable. Puis, elle finit par lâcher la fleur de lotus à terre, la laissant s'enfoncer quelque peu dans le sable, avant de se retourner avec lenteur vers ta personne, te faisant face pour la première fois. Amenophis se décale très lentement de la tombe, pour se remettre sur le chemin tracé dans le sable, tout en laissant son regard noisette sur ta personne. Un très mince sourire est venue se dessiner sur ses lèvres, lorsqu'elle te voit couverte de se voile léger, blanc. Elle en porte un similaire, pour les rituels, mais refuse de le porte en dehors. Pourquoi ? Tout simplement parce que le vent, mélangé à quelques grains de sable, lui donne une douce caresse sur la peau. Une caresse assez forte, et qui lui rappel ce que c'est, de vivre. Parce qu'elle est tellement noyée dans ses croyances, dans ses idéaux, qui lui arrive parfois de douter sur l'endroit où elle voudrait être, à l'instant présent.

- Suis-moi, fille de Néhésy, murmura la prêtresse d'Anubis, avant de se détourner de toi pour commencer à remonter le chemin.

Le chemin qui vous sépare de la ville elle-même, n'est pas si long. Une large demi-heure suffit pour quitter le cimetière, mais cela peut prendre beaucoup plus de temps si vos pas sont lents. Et c'est exactement ce que fait Amenophis -marcher avec lenteur. Elle aime tellement se promener dans le cimetière que ce n'est pas une gêne, pour elle. La mort est une partie de son être qu'elle accepte à bras ouvert, contrairement à beaucoup d'entre les croyants. Vivre semble bien mieux que mourir, même si vous avez une chance de passer l'épreuve de la balance d'Anubis, pour atteindre le paradis éternel.

- La famille ne devrait pas à avoir son mot à dire, finit-elle par dire après quelques minutes de silence, en rebondissant sur tes précédentes paroles, preuve qu'elle t'a écouté. Bientôt, ils voudront raccourcir les cérémonies.

Un simple claquement de la langue contre son palet, prouve bien que ce n'est pas une idée qui lui plait. Bien au contraire, elle ne comprend pas que les familles des défunts puissent s’immiscer dans les cérémonies. Le fait qu'elle rebondisse si facilement à tes paroles, est bien la preuve qu'elle n'a aucun sentiment pour les personnes qui sont dans la tombe, que vous venez de quitter. Cela fait huit ans, maintenant, qu'elle se retrouve seule, dans Thèbes. Mais ça ne va pas la contrarier, ou même la faire être nostalgique.
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Sujet: Re: Le plaisir de la mort, ft. Téti  -  Ven 17 Juil - 16:31



Elle est vraiment étrange cette Amenophis, toujours à être si sérieuse, si dénuée de sentiments. J'aimerais pouvoir lui apporter un peu de cette innocence qui, à ce qu'il parait, me caractérise. Je sais qu'elle a beaucoup vécu, que la vie n'a pas toujours été tendre avec elle. Mais tout de même, la vie vaux le coup d'être savourée, à chaque instant, c'est un cadeau si précieux que les dieux nous ont fait.
J'aimerais arriver un jour à la faire rire, vraiment, qu'elle s'émerveille d'un rire fort et sincère, de ceux que l'on ne peut refréner et qui nous prend aux tripes jusqu'à nous en faire des crampes aux joues. Ce serait une telle joie pour moi, de savoir que cette personne que je considère comme une très bonne amie, partagerait enfin ma vision du monde. J'adore ma vie, même si elle est parfois un peu trop monotone, je rêve d'un peu d'aventure et de rebondissements, mais je prie tous les jours les dieux pour qu'ils me pardonnent cette frivolité.
Ma jeune amie se pencha soudain pour ramasser une fleur de lotus courant gentiment sur la tombe en face d'elle. J'ai compris que cela devait être la sépulture de quelques membres de sa famille, de tous à ce qu'on dit d'ailleurs. Je trouve ça triste. Mais d'après elle je suis trop sentimentale, elle me dirait surement que je trouve tout ou trop triste ou trop merveilleux. Mais je n'y peut rien, je suis comme ça, je suis certainement un peu candide, mais j'en suis fière, presque tout le temps. C'est comme cette fleur de lotus, elle est si jolie, et le tableau que m'offre Amenophis ainsi face à cette tombe une fleur à la main m’apparaît presque irréel, très émouvant. Elle est belle Amenophis, elle a ce quelque chose de froidement séduisant, les hommes sont intimidés par ce petit bout de femme. Non pas parce que c'est une prêtresse, mais par cette prestance qu'elle dégage. J'étais tellement plongée dans cet instant de beauté magique je j'ai été surprise lorsqu'elle m'a tiré de mes songes en m'invitant à la suivre. Et comme je ne savais pas trop quoi dire, encore un peu dans mon monde, je lui emboîte le pas tout simplement en silence. J'aime me promener lentement dans ces allées, elles sont emplies de mélancolie mais en même temps cette douce solitude me réchauffe le cœur lorsque quelque tourments s'installent dans ma tête. Marcher ainsi seul me permet de réfléchir, de penser à ces choses qui n'ont pas le droit de me perturber au temple.

" La famille ne devrait pas à avoir son mot à dire. Bientôt, ils voudront raccourcir les cérémonies. Ces paroles me tirent de mes songes, encore une fois. Décidément, je rêve un peu trop aujourd'hui, revenir au temple et à mes pratiques de prêtresse me fera le plus grand bien.
- Je suis d'accord, soit disant qu'ils ne voulaient pas qu'ils fasse trop chaud. Je trouve que c'est un manque de respect total pour le défunt et surtout pour les dieux. A leur jugement devant Amemet, j'émet quelques doutes sur leurs chances d'atteindre le royaume des morts. "

Je suis probablement trop sévère, mais il est vrai que de plus en plus les gens négligent la cérémonie des morts. J'aime tellement ma déesse et mon culte que je trouve cela révoltant. Si on commence à ne plus respecter les dieux, où allons nous ?! Pas étonnant que les choses se dérèglent autant en ce moment, les dieux sont en colère, il paraît même qu'ils sont descendus parmi nous. Peut-être est-ce une bonne chose, comme cela ils pourront régler directement les choses au lieu de faire s'abattre des catastrophe sur tous ceux qui sont sur terre, fidèles compris.

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