Faire justice ∞ LIBRE



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Summayah
fille de Meidoun
Je me prénomme Summayah. On me connait plus sous le surnom de : Summa Je suis né(e) il y a : 19 ans dans la charmante ville de : Memphis Depuis mon arrivé(e) j'ai rédigé : 245 papyrus. Je suis actuellement : veuve je vis dans la ville de : Thèbes. On me dit souvent que je ressemble à : Deepika Padukone. Je dois mon avatar à : Yiiie.

MES RELATIONS
Pakhémetnou (mari décédé).
Pakhémetnou fils (fils âgé de un an).
Paï (homme à tout faire).
Niu (nouveau serviteur).
Meidoun et Ouadjousy (ses parents).
Isdès (ennemi juré).
Téti (ennemie).
Amenophis (ennemie).
Imhotep (sombre vizir).
Myt (un chat noir).

MES HISTOIRES
faire justice (ici)
supplice du désert (ici)
les mots de l'affabulatrice (ici)
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Sujet: Faire justice ∞ LIBRE   -  Mar 2 Juin - 16:54
Faire justice
une réception mortelle

Des bruits aigus et stridents se faisaient entendre. Ces sons se répétaient pendant de longues minutes, sans s'arrêter. L'on pouvait croire aux cris d'un cochon qu'on égorgeait pour un repas de famille. Mais non, ce n'était pas le cas. Là, tapis dans un coin sombre d'une pièce, se trouvait une jeune femme. Son visage était caché sous une multitude de cheveux bouclés, il était incliné légèrement vers le bas. Sans les apercevoir, on pouvait deviner que ses yeux étaient rivés vers la tâche qu'elle accomplissait. Un instant de calme puis les sons insupportables reprenaient. L'égyptienne observa, une fois son travail terminé, le reflet de ses sombre iris dans la lame. Oui, elle était fin prête. Summayah posa le coutelet sur un guéridon à côté d'elle, puis elle entama l'affutage d'un khépesh. C'était un travail long et fastidieux, elle le trouvait même ennuyeux. Cependant il fallait le faire. Un assassin digne de ce nom devait pouvoir compter sur son armement.

Le temps avait filé rapidement, voilà que le soleil avait déjà fini sa course pour se réfugier derrière les dunes de sable. La jolie brune avait enfin terminé son affutage. Il fallait maintenant s’apprêter pour la réception. Le réel investissement physique ne venait que de commencer. Elle passa une bonne partie du temps qui lui restait à se préparer en compagnie d'une amie qui, elle aussi, était invitée à la réception. Summayah choisie une perruque tressée assez volumineuse, qui lui tombait jusqu'au bas des omoplates, de petites perles bleues, dorées et vertes s'étaient immiscées dans l'épaisse masse capillaire. L'égyptienne décida draper son corps mince d'un voile opaque de couleur bleu nuit. Sous sa tunique, elle portait une fine lanière en cuire où étaient attachées diverses armes de petit calibre, tout en discrétion. Autour de ses hanche, Summayah avait accroché une bourse en cuire sur laquelle était gravée un symbole étrange. Enduite d'huiles aromatiques, parfumée, pomponnée. Elle était fin prête.

L'extérieure de la demeure ne ressemblait en rien à une maison typiquement thébaine. D'immenses colonnes bordaient, en alternance avec de grands et longs arbustes, les murs richement décorés de la maison. Vraisemblablement, cela devait appartenir à un noble romain, installé pour les affaires dans la capitale. Les deux égyptiennes s’engouffrèrent à travers une grande arche, frôlant de près les braséros extérieurs qui semblaient indiquer qu'une importante réception aurait lieu ici, que des personnes importantes y seraient invités. Tout dans l'apparence ces étrangers.

Summayah et son amie pénétrèrent dans une salle bondée. Tout autour d'elles respiraient la richesse et le faste. Tout le monde avait revêtu, pour l'occasion, les plus belles parures et les plus luxueuses étoffes. Le must. La jeune femme fut interpellée par le peu d'égyptiens invités à cette fête. Pour l'instant, elles étaient les seules. Arriva le moment où les deux femmes se séparèrent. Summayah, ne connaissant que les gens dont elle n'avait pas envie d'adresser la parole, se cala dans un coin, sur un divan, étendue comme une panthère en pleine chasse. Elle porta à ses lèvres un gobelet rempli d'une délicate substance alcoolisée. Un étranger vint s'installer sur un divan juste à côté d'elle. Un sourire charmeur, des yeux clairs, la mèche blonde et rebelle. Ce dernier lui adressa quelques mots dont elle ne saisit pas l'exacte signification. Summayah se contenta de boire une nouvelle gorgée de sa boisson sans lui accorder la moindre attention. Il continuait à parler, sans recevoir la moindre réponse. Elle trouvait ça amusant. Il était coriace.

La mission commençait plutôt bien, lorsque tout à coup, un abruti d'inconnu fonça dans un serviteur, fit un impressionnant vol plané, puis atterrit sur la jeune Égyptienne. Sa boisson fini sa route sur la performance capillaire de l'étrange étranger. ❝PAR HORUS !❞ S'exclama-t-elle tout en se redressant, accordant son regard le plus sombre qu'elle ait lancé de toute la soirée. ❝Avez-vous deux jambes ou est-ce deux roseaux ?❞ Pas possible à quel point les gens peuvent être maladroits.



ₓdésespoir malsainₓ
❝Il fallait bien en arriver là. Je ne souhaite la vie que j'ai vécu à personne. Même pas à mon pire ennemi. Je suis esclave de mon destin, enchaînée à un boulet que je tirerai jusqu'à ce que mes os se brisent sous le poids des responsabilités de mon rang, de mon statut et de cette cité maudite.❞

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Lôstris "Satet"
déesse gardienne du nil
Je me prénomme Lôstris "Satet". On me connait plus sous le surnom de : Tris Je suis né(e) il y a : 28 ans dans la charmante ville de : Assouan Depuis mon arrivé(e) j'ai rédigé : 30 papyrus. Je suis actuellement : célibataire je vis dans la ville de : Thèbes On me dit souvent que je ressemble à : Katrina Kaif Je dois mon avatar à : Tempest.Pouvoirs de Satet.
Hydrokinésie + Contrôle de l'eau.
Animorphie + Métamorphose en antilope.
Guérison + Capacité de guérir certaines blessures par les eaux sacrées du Nil. (Rare)


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Sujet: Re: Faire justice ∞ LIBRE   -  Mer 3 Juin - 20:18

Faire justice.
Les rayons du soleil lui brûlaient délicieusement la peau tandis qu'elle marchait dans les rues de Doua, un panier à linge dans les bras. La réincarnation divine portait une longue tunique de lin, dans les tons couleur sable, dépourvue de bijoux et autres marques de richesse ou de noblesse sur son corps. Sa longue chevelure de jais était détaché, laissant l'air chaud les faire virevolter à chacun de ses pas rempli d'une certaine grâce. La seule fantaisie qu'elle s'accordait était le trait de charbon noir sous ses yeux, rendant son regard chocolat plus ténébreux. Elle commençait peu à peu à s'habituer à cette nouvelle existence, levée avant tous, couchée la dernière. Touchée par ces gens qu'elle considérait désormais comme sa famille, elle avait apprit à survivre à leurs côtés, à partager leurs rires, mais aussi leurs larmes. Le quartier était animé, on pouvait y voir les femmes bavarder et échanger les derniers ragots tandis que les hommes trimaient et que les enfants jouaient avec des pierres et de la boue. Malgré la dureté de cette vie, éreintée par le travail et le manque de nutrition, Lôstris souriait à la vie. Parfois elle oubliait qui elle était vraiment, cette déesse guerrière, abandonnant l'arc et les flèches pour se salir les mains dans les travaux ménagers. Elle déposa le panier dans la petite cour de l'habitation délabrée qu'elle partageait avec Néti, sa nouvelle mère de substitution dans cette vie. Les deux femmes commencèrent alors à étendre le linge sur une fine cordelette. Néti avait les traits marqués, la vie ne l'ayant pas épargnée, la maladie avait emportée son mari et sa fille il y a une dizaine d'année. L’égyptienne voyait en Lôstris une fille, un cadeau envoyé par les Dieux pour l'aider à surmonter son deuil. La vieille femme l'avait recueillis dès son arrivée sur le monde terrestre, sans poser de questions. « Tu devrais te préparer pour ce soir ma fille, on dit que cet étranger chez qui tu vas travailler possède une des plus belles maisons de Hekaou Khasout. » Déclara Néti qui retira la tunique propre des mains de la jeune femme, amusée. Lôstris reprit alors la robe en riant pour l'épingler sur l’étendage de fortune. « Et on dit aussi qu'il est aussi laid qu'un chameau !   » Néti lança un regard désapprobateur à la divinité avant de finir par rire de bon cœur. Lôstris s'approcha alors de la dame pour venir embrasser avec affection sa joue, suivant tout de même ses conseils, elle quitta la cour pour rejoindre l'habitation afin de se préparer.

Le soleil disparaissant derrière les dunes, l'air était plus respirable. Tris avait terminée sa toilette, parfumée et maquillée. Elle portait une longue robe blanche asymétrique, qui dévoilait certaines parties de sa peau comme son ventre, ses bras, mais aussi une de ses jambes par une longue fente. Un collier en bronze autour du cou et quelques bracelets ornaient ses poignets. Les seules richesses qu'elle possédait et qu'elle ne portait que pour les grandes occasions. Elle ferait certainement souillons à côté des autres femmes, mais elle s'en moquait, elle était là pour travailler et non pour s'amuser. Ses cheveux étaient peignés et coiffés par une grosse tresse qu'elle portait sur le côté. Quelques épingles décoratrices dans sa coiffure et la voila prête à quitter Doua. Néti buvait le thé en compagnie d'autres femmes, un signe de la main et la voila qu'elle remontait la rue qui ne dormait toujours pas. Elle portait un long voile blanc sur son visage et ses épaules, non pas pour se protéger mais surtout par pudeur. Le quartier était mal fréquenté et elle ne voulait pas attirer le regard lubrique des hommes mal attentionnés. L’égyptienne marchait d'un pas pressé, quittant les rues infâmes pour rejoindre un chemin qui menait vers un quartier beaucoup plus joli et plus riche. Même les senteurs n'étaient pas les mêmes, comme-ci elle pénétrait dans un nouvel univers.    

Il était évident que cet homme aimait exposer ces richesses, mais la jeune femme n'était pas du tout sensible aux strasses et aux paillettes. Elle préférait l'odeur des épices du souk et les rires bruyant des enfants. Elle entra évidemment par l'entrée de service qui était réservée aux serviteurs et travailleurs. Elle retira son foulard qu'elle portait désormais comme un châle sur ses avant-bras. Nourrice le jour et danseuse la nuit, ce soir elle avait acceptée d'onduler pour ces étrangers qui savaient payer à défaut de bien se comporter. La grande salle se remplissait doucement mais sûrement, observant ces personnes venues de terres lointaines. Tris fit alors son apparition, captant déjà les regards masculins de certains étrangers. Elle ne voyait que très peu d’égyptiens, hormis cette magnifique jeune femme vêtue de bleu qui trônait fièrement sur un sofa, lui donnant l'air d'une déesse à qui les hommes attendaient pour lui offrir les plus beaux présents. Un homme colla un plateau dans les bras de la divinité, la laissant ensuite plantée devant tout le monde. Elle poussa un soupir et commença le service. Alertée par la chute de l'un des serviteurs qui venait d'offusquer la belle inconnue, la fille du Nil s'en alla à la rescousse du jeune serviteur pour l'aider à se remettre sur pieds. Elle posa son plateau sur un guéridon et offrit un sourire réconfortant au garçon à peine adulte qui s'excusait. « Pardonnez sa maladresse ma dame, puis-je vous apportez une nouvelle boisson ?   » Aussitôt dit, aussitôt fait, elle offrit une coupe à la belle. Elle s'adressait calmement et poliment à la noble vêtue de bleu tandis que l'étranger arrosé arracha le voile des épaules de la brune pour s'essuyer les cheveux, en voila des manières ! Elle marmonna quelques insultes dans sa langue maternelle dont le blond ne capta pas le sens. Elle récupéra son châle souillé et se mît à éponger le sol avec sous le regard pervers des hommes. La soirée commençait bien ...
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Summayah
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Je me prénomme Summayah. On me connait plus sous le surnom de : Summa Je suis né(e) il y a : 19 ans dans la charmante ville de : Memphis Depuis mon arrivé(e) j'ai rédigé : 245 papyrus. Je suis actuellement : veuve je vis dans la ville de : Thèbes. On me dit souvent que je ressemble à : Deepika Padukone. Je dois mon avatar à : Yiiie.

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Pakhémetnou (mari décédé).
Pakhémetnou fils (fils âgé de un an).
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Sujet: Re: Faire justice ∞ LIBRE   -  Jeu 4 Juin - 17:41
Faire justice
une réception mortelle

L'égyptienne toisa le garçon qui avait ramassé son plateau, en poussant un soupire de mécontentement. Ses jambes flageolaient et son regard s'était fait hésitant. Il devait sûrement se demander ce qu'il pouvait faire pour réparer son erreur. Elle ne fit pas attention à l'inconnue qui s'était pressée pour le soutenir. Ce petit bon à rien était aussi maladroit que Paï dans ses moments d'égarement. Elle leva les yeux au ciel, exaspérée. L'hôte de cette maison ne savait définitivement pas choisir ses employés. C'est pour cela qu'elle n'avait qu'un seul "employé" dans sa maison, ça suffisait amplement et il était bien plus efficace que dix employés incompétents. La jeune femme passa sa main droite dans sa perruque, pour vérifier que cette dernière n'avait subi aucun dégât, faisant retentir au passage le son de ses nombreux bracelets. Tout était en place. Summayah fit une moue de désapprobation face à l'employé maladroit, mais elle ne dit rien. Il perdrait probablement sa place dans cette demeure lorsque son propriétaire remarquerait son erreur. Et le voilà justement qui arrivait en trombe sur les lieux du drame.

L'hôte de cette demeure, un riche marchand romain, avait revêtu sa plus belle toge. Il avait poussé le vice jusqu'à porter autour de sa tête une couronne de fleurs et quelqu'un, peut-être sa femme ou son amante, avait tracé un trait de khôl sous ses yeux bleu ciel. Une infamie. Il leva la main au-dessus de sa tête en marmonnant des mots dans une langue étrangère. Elle n'avait évidemment pas compris ce qu'il avait dit. Sa réaction fit, cependant, vite comprendre à son employé qu'il devait quitter les lieux du crime. Summayah ne fit que regarder cet homme dont le visage avait viré de la couleur craie au délicat rosé des bougainvillées qui ornaient les rues de la capitale. Elle avait vaguement tendu la main dans le vide pour s'emparer du verre qu'on lui tendait, en snobant la jeune femme qui la servait. La brune au regard sombre, dont le visage était encadré par une impressionnante perruque noire, ne lâchait pas l'hôte des yeux, jusqu'à ce que dernier ne les quitte en retournant auprès de ses invités. Le calme revint petit-à-petit et les discutions se poursuivirent.

Son attention se porta, juste à temps, sur ce qui se passait devant elle. Le romain, qui lui avait porté son attention tout à l'heure, s'était emparé du châle d'une jeune inconnue, qui était arrivé pour soutenir l'employé qui avait fauté, pour s'essuyer le visage. Summayah le fixa sans rien dire. L'étranger lui jeta le bout de tissu, trempé, avec un regard méprisant. L'égyptienne fut sidérée par la réaction de ce dernier. Certes on venait de lui reverser un verre d'alcool sur le visage, mais ce n'était pas cette femme qui était responsable du délit. Elle n'aurait pas supporté que son époux se comporte de la sorte, s'il avait été là. La scène atteint son paroxysme lorsque la jeune femme s'accroupit sur le sol pour éponger les fautes du serviteur. S'en était trop. Summayah se leva immédiatement et se posta devant la jeune femme qui était devenue le centre des attentions de ces messieurs.  ❝Lève-toi❞ Lui lança-t-elle sur un ton sec. Lorsque les deux femmes se firent face, l'égyptienne put admirer la mystique beauté de sa congénère. Ses iris sombres laissaient échapper quelque chose de mystérieux, de sensuel et de délicat. Jamais elle n'avait croisé une femme du bas peuple avec autant de prestance. L'aura, qu'elle dégageait, arrivait à l'atteindre. Elle, une femme. S'en était déroutant. Elle qui s'était approchée pour la réprimander pour tant d'impudeur, ne put prononcer le moindre mot. Summayah resta plantée quelques instants. Ce sentiment qu'elle ressentait était bien étrange. Peut-être même inquiétant.

Les rires des invités la sortirent de sa rêverie. Summayah arracha des mains le châle abimé de la jeune femme. Son regard avait changé. La colère avait fait place à de la compassion, sentiment dont elle n'avait plus fait preuve depuis le décès de son époux. ❝Délicat❞ Murmura-t-elle d'une voix douce. Elle nota l'interrogation qui se lisait sur le visage de l'inconnue. ❝Votre parfum, il est délicat.❞ Un sourire discret vint mourir dans le coin de ses lèvres. Elle tourna les talons pour porter son attention au romain qui lui avait manqué de respect un peu plus tôt. Elle s'approcha de lui en roulant des hanches de façon sensuelle, faisant tanguer doucement son impressionnante perruque richement décorée. L'étranger quitta sa position semi-couchée, pour s'asseoir, doit comme un i. Elle fit tourner le tissu humide entre ses poignets puis, telle une panthère, vint se poser à ses côtés, sur le divan. Summayah entoura langoureusement l'étoffe autour de son cou et tira son visage d'étranger vers le sien. Son instinct de tueuse se réveilla. Elle voulait tellement serrer plus fort, de façon à ce que son visage devienne gris et que ses yeux perdent toute leur vie. Summayah n'en fit rien. Il y avait bien trop de témoins. Elle porta ses lèvres à son oreille gauche puis, elle lui murmura quelques mots dans sa langue, les seuls qu'elle avait appris. Elle lui susurra ❝ton âme m'appartient❞. Le romain compris ses mots, pensant à une tentative de séduction, il sourit et tenta de l'approcher de façon plus suggestive.

D'un geste ample la jeune femme quitta le romain, il bascula sur le côté, manquant de heurter un coin de table avec sa tête. Summayah avait laissé l'étoffe qu'elle avait encerclée autour de son coup grassouillet. Elle observa la propriétaire du châle. ❝Venez à ma résidence dans le quartier Maâtyou, un de ces jours, c'est celle avec une fontaine à l'entrée. Je vous rembourserai votre châle et vous offrirai une boisson.❞ A nouveau elle lui sourit, amicalement cette fois-ci. ❝Laissez ces étrangers à leurs folies. Ils ne savent pas ce qui leur arrivera dans la vie future s'ils s'attaquent à des femmes comme nous ...❞ Summayah laissa planer le doute sur ces mots puis s'éloigna de la belle inconnue.



ₓdésespoir malsainₓ
❝Il fallait bien en arriver là. Je ne souhaite la vie que j'ai vécu à personne. Même pas à mon pire ennemi. Je suis esclave de mon destin, enchaînée à un boulet que je tirerai jusqu'à ce que mes os se brisent sous le poids des responsabilités de mon rang, de mon statut et de cette cité maudite.❞

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Theophraste Memmius
Theo la fouine
Je me prénomme Theophraste Memmius. On me connait plus sous le surnom de : Theo. Je suis né(e) il y a : 25 ans dans la charmante ville de : Rome. Depuis mon arrivé(e) j'ai rédigé : 79 papyrus. Je suis actuellement : Célibataire. je vis dans la ville de : Thèbes. On me dit souvent que je ressemble à : Kit Harrington. Je dois mon avatar à : yiiie.

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Sujet: Re: Faire justice ∞ LIBRE   -  Lun 20 Juil - 23:57
Theophraste Memmius ne connaissait en matière de discrétion que fort peu de choses. Difficile d'imaginer que l'empereur lui-même l'ait choisi pour devenir ses yeux et ses oreilles. Mais le jeune romain avait des méthodes fort peu orthodoxes et Tullius se sentait menacé par Pharaon. Il convenait de changer de manière de procéder. Celle de Theophraste avait le mérite de la surprise et de l'incompréhension. On ne douterait donc pas de lui. Pourtant, si la réserve n'était pas la qualité première de l'espion de Rome, il ne manquait pas d'intelligence. On ne cherche jamais ce qui est devant nos yeux : l'amour, le danger, la simplicité des choses. Une réception aurait lieu ce soir à Thèbes. Le bruit avait couru dans tout le quartier romain. Un riche patricien donnait à manger et à boire. Il exhibait le luxe de sa maison et la qualité de ses relations en Egypte. Dans quel but ? Theophraste ne le connaissait ni d'Eve, ni d'Adam et surtout pas d'Adam. Le romain ne s'interdisait rien pour découvrir ce qui le turlupinait. Rome acceptait ce genre d'activités et nombre de jeunes hommes offraient la jeunesse de leurs corps fermes à des généraux romains, de puissants sénateurs pour se payer un avenir rieur, tout en aimant de charmantes jeunes filles de bonne famille. L'occasion s'était bien souvent présentée, tant Theophraste semait le désir  tout autour de lui mais il n'en avait pas eu envie, voilà tout.

Le jeune espion se dit qu'il devait s'y rendre, afin de glaner des renseignements propices à son enquête. Mais comment s'y rendre sans être invité ? Le culot en guise de présentation ? Pourquoi pas ? L'Egypte se montrait plus brouillonne que Rome qui tenait à marquer ses différences sociales. Il sortait de prison, il n'avait pas l'intention d'y retourner. Un sourire ravageur, un regard humide et une fois entré, l'hôte ne le laisserait plus repartir. Sa naïveté frôlait le délire, à tel point que Theophraste manifesta sa joie en chantant . L'Italien était la plus belle des langues et au diable, l'Egypte et sa méfiance, l'Egypte et ses rites, l'Egypte et sa chaleur. La soirée se promettait d'être chaude. Mais quand Theophraste pensait chaleur, il pensait sexualité. Il souleva le pan de tenture fatiguée qui séparait la pièce en deux, menant à l'arrière pièce de sa pitoyable demeure. Rien à voir avec le palais de Pharaon.  Un jour, il y possèderait de vastes appartements. Un soir, il le mènerait en bateau, faisant croire au maître de la Haute et Basse Egypte qu'il lui serait fidèle pour la vie. Le romain éclata de rire. Fidèle, lui ? Ni pour une femme et encore moins pour l'ennemi de Rome. Il se pencha en avant pour fouiller dans un sac en toile défraîchie qui lui servait de garde-robe. Rien que des vieilleries, des horreurs.

Théophraste heurta la glace laissée là par le propriétaire. Il était nu et encore humide du bain rudimentaire qu'il venait de prendre dans une bassine. Il rêvait d'une baignoire en or et se lavait debout dans un vieil ustensile de cuisine comme un enfant ! L'humiliation lui souleva la poitrine et fit battre son cœur. Mais le reflet que lui renvoya le miroir ébréché le surprit. Un étranger en face de lui ne l'aurait pas davantage surpris. Habillé de ses haillons sales, il aurait démérité et provoqué quantité de quolibets mais sa nudité le rassura. Pourtant, il ne pouvait se rendre à la réception ainsi. Le cheveu frisé tel Samson qui aurait ensorcelé Dalila, l'oeuil noir d'un cocker malheureux comme les pierres, le sourire rare mais craquant, cachant une dentition relativement blanche et soignée, le jeune homme séduirait. Il se remémora en souriant les longs doigts de ses nombreuses maîtresses parcourant une poitrine nette de tout poil, faisant tressaillir ses muscles qui  dénotaient une heureuse nature. Non, pas de veste déchirée, ni de chemise couleur café. Il ne ferait pas pitié. Il gonfla le torse et se mit à rire,  satisfait de son image. Theophraste noua autour de sa taille mince un pagne de tissu grossier mais d'une longueur à faire pâlir d'envie une femme. Pas de pagne court et masculin, laissant entrevoir ses jambes. Le balancement du tisssu provoqué par sa démarche volontairement chaloupée, la rondeur de ses fesses moulées dans la toile usagée, tout incitait à le toucher, à l'effleurer de la main. Point de bijou, il n'en possédait aucun. Il noua ses spartiates qu'il avait tenu à emporter en quittant Rome et partit à l'aventure.

Il se rendit à la fête, excité et malgré tout inquiet. C'est que l'homme était sensible aux critiques et terrorisé par l'humiliation qui ferait de lui en une soirée la risée de Thèbes. Tullius en aurait vent et se débarrasserait de lui. Le jeune romain ne lui avait-il pas révélé avant de partir, sa hantise des serpents ? Quoi de plus facile qu'en faire introduire un dans un vieux bâtiment quand on est empereur de Rome et des romains ? Théophraste Memmius arrivait enfin sur les lieux, la maison lui rappela les riches demeures des patriciens de Rome qu'il regardait avec envie, sans y être jamais convié. Il parcourut les riches jardins aux arbres qui abritaient des grosses chaleurs et pénétra dans la maison. A peine avait-il franchi le seuil qu'il vit au loin, assise sur un sofa, une femme vêtue légèrement de bleu, tenter d'étrangler un de ses concitoyens. Du bruit, un scandale, un serveur aux pieds de la femme acerbe, un verre renversé sur la tête d'un romain – insulte suprême- et une autre jeune femme dans une position inconfortable. Il sentit la fureur monter en lui et traversa en courant le salon richement décoré. Il n'en avait cure, ne voyait rien, seulement elle. La bleue. Il arriva juste à temps pour entendre la furie confier à la douce jeune femme  :  Laissez ces étrangers à leurs folies. Ils ne savent pas ce qui leur arrivera dans la vie future s'ils s'attaquent à des femmes comme nous ...
Théophraste la saisit par le bras et l'obligea à le regarder : Alors regardez bien mon visage car ce sera le dernier que vous verrez en ce bas monde. Est-ce que je me suis bien fait comprendre, pauvre folle ?

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