Supplice du désert ∞ ISDES



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Summayah
fille de Meidoun
Je me prénomme Summayah. On me connait plus sous le surnom de : Summa Je suis né(e) il y a : 19 ans dans la charmante ville de : Memphis Depuis mon arrivé(e) j'ai rédigé : 245 papyrus. Je suis actuellement : veuve je vis dans la ville de : Thèbes. On me dit souvent que je ressemble à : Deepika Padukone. Je dois mon avatar à : Yiiie.

MES RELATIONS
Pakhémetnou (mari décédé).
Pakhémetnou fils (fils âgé de un an).
Paï (homme à tout faire).
Niu (nouveau serviteur).
Meidoun et Ouadjousy (ses parents).
Isdès (ennemi juré).
Téti (ennemie).
Amenophis (ennemie).
Imhotep (sombre vizir).
Myt (un chat noir).

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Sujet: Supplice du désert ∞ ISDES  -  Dim 31 Mai - 19:48
Supplice du désert
un enlèvement problématique

Des gouttes perlaient le long de son front. Ses prunelles sombres, remplies de tristesse et de haine, fixaient un point invisible dans la pièce principale. L'égyptienne était allongée sur un divan, elle attendait. Le temps ne s'écoulait pas assez vite à ses yeux. Il lui fallut presque patienter jusqu'à ce que Paï, l'homme à tout faire de la demeure, vienne l'interrompre dans sa méditation, pour qu'elle retombe enfin parmi les mortels. Le retour fut difficile.

Ses pensées filaient, depuis le début de la journée. S'en était déroutant. Elle était obnubilée par un message troublant qu'on lui avait transmis ce matin même. Un membre de la guilde, dont elle ne connaissait pas l'identité, s'était adressé à elle. Il avait laissé sous-entendre avoir des informations concernant le décès de son époux. Évidemment elle ne pouvait pas rester de marbre face à ce genre de renseignements. Ce mystérieux inconnu lui avait donné rendez-vous dans la soirée, à l'orée du désert, et elle devait venir seule. Ce genre d'entrevue ne lui convenait pas, bien entendu. Mais devait-elle faire la difficile alors que cela faisait quelques mois que son enquête sur l'assassinat de son époux stagnait ? Après avoir hésité pendant quelques secondes, l'égyptienne avait acquiescé et promis de venir à l'endroit indiqué. Maintenant elle était là, à attendre que ce maudit soleil veuille bien descendre.

Summayah se décida enfin à se lever. Elle se dressa sur ses longues jambes puis traversa la pièce, évitant de justesse de heurter le coin de la table dans son trajet vers la fenêtre la plus proche. Ses mains se posèrent sur le rebord et ses yeux se figèrent sur la foule qui s'amassait dans la rue. C'était peut-être le moment d'y aller après tout. La jolie  brune fit demi-tour, les pans de sa tunique s'entremêlèrent. L'on pouvait presque voir les formes de son corps menu à travers la transparence du tissu qu'elle revêtait. Une bande de cuire encerclait sa cuisse gauche, une fine pochette renfermait un discret coutelet en acier. Une simple précaution dans les temps qui courent. Sa chevelure ondulée flottait derrière ses épaules. Elle se décida enfin à enfiler sa perruque de cheveux tressés, qui formait un carré en-dessous de sa mâchoire, et à sortir un voile fin dont elle se servit pour entourer son visage. C'était le moment d'y aller.

Le vent commença à faire son apparition, le sable fin et brûlant du désert égyptien fouettait délicieusement son visage inquiet. Elle était là, plantée au milieu de nulle-part, à environs deux-cent coudées royales des portes de la cité. La jeune femme avait emporté avec elle une étrange sacoche qu'elle tenait à la taille, elle était bombée et un sigle inconnu était gravé sur le cuir. Ses bras encerclaient sa poitrine. Sa respiration se faisait saccadée. L'impatience se faisait sentir, lorsque soudain, un bruissement se fit entendre derrière elle. Summayah se retourna. Une ombre dans les dunes de sable était apparue. Elle se rapprochait d'elle à grands pas. De là où elle se trouvait, l'égyptienne ne pouvait rien distinguer. Elle retroussa son voile devant son visage, de sorte que l'inconnu ne puisse voir que son regard perçant. Summayah senti son cœur s'accélérer. Il était à quelques pieds d'elle, puis, il s'arrêta sans rien dire. Lui aussi avait son visage à moitié caché. Lui aussi ne semblait pas vouloir être reconnu. Le fourbe.

❝Qui êtes-vous❞ Lui lança-t-elle sur un ton glaçant. ❝Je ne vous fais absolument pas confiance,  j’attends uniquement les renseignements que vous m'aviez promis puis je m'en irais. Dépêchez-vous, je n'aime pas attendre❞ La noble cessa son discours pour observer son interlocuteur avec plus d'intérêt. Ce dernier ne prononça pas un mot, ce qui commençait à l’agacer.



ₓdésespoir malsainₓ
❝Il fallait bien en arriver là. Je ne souhaite la vie que j'ai vécu à personne. Même pas à mon pire ennemi. Je suis esclave de mon destin, enchaînée à un boulet que je tirerai jusqu'à ce que mes os se brisent sous le poids des responsabilités de mon rang, de mon statut et de cette cité maudite.❞

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Isdès
fils de Néhésy
Je me prénomme Isdès. On me connait plus sous le surnom de : Khaibit (l'ombre). Je suis né(e) il y a : 31 ans dans la charmante ville de : Thèbes. Depuis mon arrivé(e) j'ai rédigé : 64 papyrus. Je suis actuellement : célibataire, je vis dans la ville de : Thèbes. On me dit souvent que je ressemble à : Jason Momoa. Je dois mon avatar à : Arté.

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Sujet: Re: Supplice du désert ∞ ISDES  -  Mer 10 Juin - 23:08


supplice du désert

L’air était lourd et le vent était chaud. De légères particules de sables planaient dans l’atmosphère si bien qu’elles rendaient la traversée du désert impossible si on ne protégeait pas son visage. Le soleil n’allait pas tarder à se coucher et il emporterait avec lui la température si agréable et la sensation de chaleur sur la peau de chaque égyptien. Isdès n’avait jamais véritablement aimé s’aventurer à travers ces dunes. A la manière de temples souverains, elles s’érigeaient de toute part, réclamant l’effort surhumain pour être parcourues les unes après les autres. Il suffisait de marcher durant deux heures entières pour que l’horizon ne soit plus que sables et désolation brûlante. Et cette courte durée se réduisait encore si une tempête de sable avait le malheur de s’élever. De nombreuses légendes se murmuraient, se perpétraient de génération en génération – contant les disparitions mythiques de personnages éminents et l’existence de mythes plus ou moins authentiques. Il n’avait jamais cru à ces histoires, persuadé que le désert faisait partie de l’Egypte et qu’il n’attirait la mort que pour les criminels et les trompeurs. Néanmoins, il ne tenait pas à vérifier les dires et lorsqu’il mettait le pied dans cet océan de sable, c’était avec une outre bien remplie et un moyen de se repérer dans l’espace et dans le temps. Ne jamais se faire surprendre. Voilà une des règles les plus élémentaires de l’assassin à laquelle il ne faillait jamais. Mais la raison qui l’avait poussé en ces lieux à une heure si tardive l’avait bel et bien pris au dépourvu. Une rumeur courait dans la communauté des assassins. Les rumeurs étaient déjà rares – dans une guilde aussi rôdée que la sienne, on était entrainés pour ne se fier qu’aux ordres de missions et à son propre instinct. Mais celle-ci concernait l’un des leurs et particulièrement, une mort qui avait frappé les esprits et scindé les amitiés. L’assassinat d’un assassin, époux d’un autre assassin, continuait d’alimenter les hypothèses et les soupçons. Cette fois-ci, c’était l’un d’entre eux qui s’était rapidement vanté un soir, après quelques verres de vin, de détenir des informations cruciales à propos de cette affaire. Aussitôt, ses compagnons l’avaient poussé à donner rendez-vous à Summayah afin de lui dévoiler des renseignements.
Quant à Isdès, il doutait fortement de la véracité de ses propos, peut-être même de l’honnêteté de l’homme. Réputé pour être un beau-parleur, qui avait déjà exagéré et enrobé de détails épiques les missions qu’il avait exécutées, il était tout à fait capable de chercher à duper Summayah. Il n’aimait pas tellement cette vanité lâche, puisque le fourbe s’était adressé à la jeune femme de façon anonyme. Il avait alors décidé d’assister également à cette entrevue, dérobé au regard de chacun. Summayah ne lui ferait jamais part de leur discussion, elle était bien trop méfiante envers lui. Colosse envahissant et autrefois proche de son époux, Isdès constituait le suspect parfait. Et puis il y avait ce détail inconnu, cet élément à l’addition, qui continuait de nourrir la haine de la jeune femme à son égard. Quelque chose d’insupportable pour lui qui avait les mains propres de ce triste événement.

Isdès était en retard. Rê semblait avoir entamé une course folle jusqu’à l’autre bout du monde, pour disparaitre à la nuit. Le coucher de soleil laissait une teinte rougeâtre au ciel, une couleur qui ne laissait rien présager de bon. Isdès n’était pas superstitieux mais ses impressions laissaient toujours une marque sur son humeur. Et là son impression n’était pas de meilleur augure. Il réajusta le voile de coton autour de sa bouche pour ne pas inhaler des grains de sable tandis qu’il gravissait la dernière dune qui lui permettrait d’observer de loin la réunion. Pourtant, alors qu’il hissait à peine son regard par-dessus la butte pour trouver les deux personnages, il ne subsistait que Summayah. Seule au milieu de tout et aucun assassin à l’horizon. Ce bougre s’était défilé et intérieurement, Isdès fut presque soulagé. Il décida alors de la rejoindre et lui annoncer que ses informations ne viendraient pas. Elle lui en voudrait sans doute sitôt qu’elle le reconnaîtrait. Peut-être même l’accuserait-elle d’être l’auteur de cette manigance. A peine arriva-t-il à son hauteur qu’elle proféra son impatience et sa méfiance. Ne reconnaissait-elle pas les marques bleues sur son torse tanné ? Il avait pris soin d’enrouler tresse et barbe dans le turban de manière à ne pas subir le vent. Il demeura un instant silencieux et immobile face à elle. Il devait avouer qu’il aimait l’agacer, lui faire payer sa haine incompréhensible. Lorsque la brise disparut, leur laissant un répit, Isdès en profita pour dérouler le turban. Sa tresse et sa barbe vinrent aussitôt claquer son dos et son torse tandis qu’il dit enfin, sur un ton solennel : « Ton informateur ne viendra pas, Summayah. C’est un lâche qui s’est joué de la peine d’une de ses consœurs. » Il pouvait bien lui vendre son identité mais y croirait-elle ? « Personne ne t’aidera dans ta quête. Elle touche le cœur même de notre guilde, son honneur et sa réputation. Tu es seule. » Il esquissa un faible sourire moqueur. « Du moins tu t’es isolée par toi-même. » Elle ne l’avait pas laissé la soutenir.
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Summayah
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Sujet: Re: Supplice du désert ∞ ISDES  -  Ven 12 Juin - 14:35
Supplice du désert
un enlèvement problématique

Le voile fin, qui recouvrait le visage de la jeune femme, remuait paisiblement au rythme de la légère brise du désert. La découverte de l'identité de son interlocuteur l'avait comme immobilisée. Ses lèvres pincées indiquaient une certaine tension. Ses mains, serrées en poings au fond des pans de sa tunique, n'arrivaient pas à se relâcher. La situation était tendue, Summayah avait du mal à réagir. Elle était comme déstabilisée face à cette apparition. Depuis le décès de son époux, elle avait tout fait pour ne pas rester seule à seule en sa compagnie. Il la dégoûtait. Dès que ses prunelles sombres croisaient son regard ténébreux, elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer qu'il probablement était le dernier à l'avoir vu mourir, qu'il était le responsable de tous ses maux. De sa déchéance. De son désespoir. Le voir planté là, fière comme un paon, sa natte au vent, les traits de son visage marqué par des années de labeur parmi la guilde. Et puis ces yeux. Jamais elle n'avait vu autant de ténèbres dans un simple regard. Elle devait l'avouer. La noble dame avait peur de lui.  ❝Ton informateur ne viendra pas, Summayah. C’est un lâche qui s’est joué de la peine d’une de ses consœurs.❞ Ses sourcils se froncèrent suite à cette déclaration. Qu'en savait-il ? Etait-il de mèche avec ce rat puant pour savoir la finalité de ses desseins ? Et puis pourquoi était-il venu, si ce n'est pour se moquer de la pauvre âme décrépie qui se tenait devant lui ? Summayah recula d'un pas. ❝Personne ne t’aidera dans ta quête. Elle touche le cœur même de notre guilde, son honneur et sa réputation. Tu es seule.❞ Ses mots la vexèrent. Comment osait-il s'adresser à elle sur ce ton. Elle recula encore d'un pas. Ses bras s'étaient enfin détendus. Ses mains, perdues dans sa tunique, se mêlaient avec le tissu fin qui la composait. Le bout des doigts de sa main gauche effleuraient l'arme, discrètement cachée sous sa tunique. Encore un mot. Un seul. ❝Du moins tu t’es isolée par toi-même.❞ S'en était trop. Cela faisait bien longtemps qu'elle avait rêvé de faire ça. L'occasion se présentait enfin à elle. Et puis ce sourire moqueur méritait d'être corrigé, à coup de lame. La lionne fit voler les pans de sa tunique pour atteindre son arme, qu'elle tendit rapidement en arrière pour tenter un lancer franc. Son élan fut stoppé net par un objet volant non identifié qu'elle reçut en pleine tête. Elle s'écroula au sol, sans perdre connaissance.

Son visage était recouvert de sable. Elle toussa pour laisser s'échapper les quelques grains qui s'étaient engouffrés au fond de sa gorge. Tout s'était passé si vite. Summayah releva péniblement la tête. Que s'était-il passé. Le traitre était toujours là, face à elle. Pourquoi ne bougeait-il pas ? Était-ce lui qui l'avait frappé ? Impossible, il était face à elle, jamais il n'aurait pu réussir à lui cogner l'arrière du crâne, même avec toute la volonté du monde. L'égyptienne toussa encore, sans le vouloir. Ses yeux, humides et gonflés, examinaient les alentours pour découvrir l'identité de son assaillant. Debout au niveau des dunes de sables, de longues silhouettes encapuchonnées leur faisaient face. Combien étaient-ils ? Peut-être vingt ? Peut-être trente ? Difficile à dire dans la pénombre. En observant plus attentivement la scène, Summayah nota que les inconnus les encerclaient. Que se passait-il ? Comment étaient-ils arrivés là ? La jeune femme se redressa péniblement. Une douleur lancinante lui tenait tout l'arrière du crâne. Elle porta une main hésitante derrière sa tête pour apprécier les dégâts. Lorsqu'elle observa sa main, après son passage, elle observa une petite tâche sombre au creux de sa paume. Les rats. Ils l'avaient bien eu. L'égyptienne toisa du regard Isdès, qui se tenait toujours à ses côtés. Il était bien plus proche qu'avant. S'était-il avancé après qu'elle ait reçu l'objet dans la tête ? Peu importe. Par principe et parce qu'elle n'oubliait pas qu'il était son ennemi, elle préféra s'éloigner de lui. Ils n'étaient plus qu'à quelques pieds l'un de l'autre.

L'un de leurs assaillants, peut-être leur chef, s'avança vers eux. Le soleil avait disparu derrière les dunes de sable. Seule la lueur naissante de la lune éclairait faiblement son visage voilé. ❝Qui êtes-vous ?❞ Lui cria-t-elle. L'inconnu ne répondit pas. Ce silence ne rassura pas Summayah. La jeune femme regarda, le plus discrètement possible, autour d'elle. Où était passé son arme ? Sa lame ne luisait pas dans le sable. Pourtant elle était certaine de ne pas avoir eu le temps de la lancer. Ses mains parcoururent les pans de sa robe pour essayer de la sentir à travers le tissu. Rien. Il n'y avait que la cordelette qui encerclait sa cuisse gauche. La poche qui contenant, auparavant, l'arme, était vide. Ses yeux se posèrent sur son camarade de la guilde, à la recherche d'informations. Leurs regards se croisèrent, rien n'indiqua à Summayah que Isdès l'avait pris Ce dernier l'avait vite snobé. Le rat. Elle porta à nouveau son attention sur leurs assaillants qui les entouraient toujours. L'homme encagoulé n'avait toujours pas prononcé un mot. ❝Bon sang, mais qui êtes-vous ?❞ Réitéra-t-elle. Des bruits de lames qu'on ôte de leur fourreau se firent entendre dans le silence du désert.



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❝Il fallait bien en arriver là. Je ne souhaite la vie que j'ai vécu à personne. Même pas à mon pire ennemi. Je suis esclave de mon destin, enchaînée à un boulet que je tirerai jusqu'à ce que mes os se brisent sous le poids des responsabilités de mon rang, de mon statut et de cette cité maudite.❞

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Sujet: Re: Supplice du désert ∞ ISDES  -  Dim 28 Juin - 16:21


supplice du désert

La verve d’Isdès poursuivait, satisfaisant son désir de la bousculer, de la troubler comme elle troublait sa réputation au sein des assassins. Summayah l’accablait d’accusations toutes aussi infondés qu’impensables. Lui-même s’était montré un des plus fidèles de la guilde, prêt à donner sa vie pour ses frères de cœur. Pour préserver leur anonymat et ainsi leur prospérité, il mentait à parents et fratrie. Le seul mensonge qu’il ait pu raconter à sa famille tournait autour de ce statut d’assassin. Et c’était ainsi qu’on le remerciait ? La jeune femme était un membre importante et autrefois constituant avec son époux un des couples les plus efficaces de la communauté. La mort de ce dernier avait mis fin à cette vérité – laissant place à une femme aigrie qui ne comprenait rien. Elle ne comprenait toujours pas tandis qu’il voyait la haine brûler dans ses yeux ambre. Serait-il suffisamment stupide pour se targuer d’un meurtre au sein du désert ? Le sable avait beau occuper tout l’horizon, les dunes avaient des oreilles et c’était souvent dans le silence que les secrets les plus enfouis refaisaient surface. Non, il n’avait pas tué Pakhémetnou et tant qu’elle n’aurait pas identifié le véritable coupable, Isdès souffrirait toujours de cette injuste culpabilité. Après ce court monologue pour se rappeler à son bon souvenir, il s’apprêtait à lui confesser la vérité. Il était prêt à dire qu’il s’était inquiété pour elle, qu’il avait dévoilé la mascarade de ce rendez-vous stérile. Personne n’était prêt à la soutenir dans ses recherches. La seule personne assez loyale pour tenter cette funeste aventure, elle l’avait en face d’elle. En le rejetant, elle rejetait sa seule chance de mettre un point final à cette fin inachevée. Isdès eut à peine le temps de réagir lorsque la pointe de la lame brilla à la faible lueur du soleil couchant. La félonne s’était mise en tête de l’agresser, dans une tentative désespérée de vengeance. La bête haute de deux mètres n’était pas déterminée à mourir aujourd’hui. Vivace, il s’écarta d’un bond sur le côté gauche. Elle était habile pour viser le creux de son ventre, rendant risquée toute tentative de se baisser pour échapper au couteau. Néanmoins, Isdès n’avait pas anticipé son poids lourd sur les dunes fragiles. Du sable s’écroula sous sa carrure, le déséquilibrant aussitôt. Alors qu’il mordait la poussière, il remarqua qu’à son tour, Summayah avait été stoppée dans son élan. Presque assommée, sa silhouette s’échoua sur le sable, laissant place à plusieurs autres derrière elle.

Surpris, Isdès prit soin de ne pas se relever tout de suite, pour ne pas s’exposer à une nouvelle attaque. Qui étaient-ils ? Des complices de l’assassin lâche à l’initiative de cette rencontre manquée ? Venait-il avec du renfort pour mettre fin à la curiosité malsaine de la veuve ? Tandis qu’il se redressait, son regard croisa celui de Summayah. Pour une fois, l’un et l’autre purent lire chez l’autre la même émotion : la surprise et la méfiance. Plus d’une dizaine de visages capuchonnés les encerclaient déjà. L’hostilité venait d’alourdir l’atmosphère déjà chargée en électricité. Il esquissa quelques pas prudents jusqu’à elle, les autres continuant de refermer leur prise autour d’eux. Non, ça n’était pas des assassins. Les assassins attaquaient peu en bande, et seulement sur ordre de mission. Et les ordres de mission qui nécessitaient un tel nombre ne valaient sans doute pas la vie de deux personnes telles que Summayah et Isdès. Ce dernier ne l’aida pas à retrouver son équilibre, trop à l’affût des moindres faits et gestes des inconnus. Son khépesh demeura également à sa ceinture, prêt à être dégainé s’il fallait se battre pour sa vie. Ils n’avaient rien sur eux, aucune bourse, aucun objet de valeur. Au milieu du désert, ils ne valaient rien. Alors pourquoi ? Lorsqu’ils furent violemment interrogés par l’égyptienne, leur seule réponse fut le bruit métallique des armes sorties de leur fourreau. Pas des bédouins, ni des nomades. Des rats, des voleurs, des scélérats qui commettaient leurs crimes à l’abri du jugement de Râ. « J’ai toujours su que les rats se déplaçaient en groupe, mais une telle tripotée de vermine en un seul champ de vision, c’est formidable. » Railla-t-il tout haut, peu impressionné. Isdès n’avait pas peur de mourir de toute manière. « Vous permettez que je me joigne à vous ? » Son khépesh s’illumina enfin à la lueur de la nuit. Prenant appui sur ses deux pieds, il sentit bientôt une résistance dans le sable. Le coutelet de Summayah ? Sans quitter le chef des yeux, pour ne pas attirer son attention, il frotta discrètement son talon sur l’objet enfoui dans le sable, le déterrant peu à peu. Seule sa voisine était capable d’entendre ce frottement, les autres n’étant pas encore à portée d’oreille – ni de bras. Le silence était toujours roi au sein de cette assemblée inattendue et Isdès savait que le meilleur moyen de gagner du temps avec de tels criminels étaient une activité à laquelle ils n’étaient pas habitués : la discussion. « Nous n’avons rien sur nous malheureusement, nous sommes seulement ici à la recherche de l’intimité comploteuse de deux amants. » Ce bavardage le fatiguait déjà. Si Summayah n'avait pas été à ses côtés, sans doute, aurait-il hurlé qu'il était prêt à les faire payer pour cet attentat.
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Sujet: Re: Supplice du désert ∞ ISDES  -  Dim 5 Juil - 14:47
Supplice du désert
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Le vent chaud du désert égyptien lui brûlait le visage à petit feu. Des grains de sable trônaient encore dans le coin de ses lèvres ensanglantées. Son corps de mortelle la trahissait. Elle pouvait entendre les battements de son cœur s'accélérer dans ses oreilles, elle sentait aussi couler un liquide épais et chaud le long de sa nuque. C'était désagréable. La jeune femme essayait de reprendre ses esprits après le choc qu'elle avait reçu. Difficile compte tenu de la situation. Malgré ça, Summayah se tenait droite face à leurs assaillants. Elle observait le colosse à ses côtés. Celui-ci avait l'air aussi tendu qu'elle. C'était bien la première fois qu'elle le voyait ainsi. A vrai dire, cela faisait bien longtemps que la jeune femme ne s'était pas retrouvée en compagnie de celui qu'elle considérait comme le "monstre de la guilde".

Les hommes encapuchonnés ne lui avaient offert, comme seule réponse à ses interrogations, qu'une position offensive en dégainant leurs armes. Ils étaient supérieurs en nombre, donc mieux armés, et ils devaient être en meilleure condition physique que les deux assassins. Sans prêter attentions aux premiers mots du colosse en direction des inconnus, Summayah se mis à mordiller faiblement sa lèvre meurtrie par sa précédente chute. Elle ferma les yeux. La douleur qui lui prenait le crâne devenait intense. Elle vacilla légèrement vers la droite. Il fallait se ressaisir. Soudain elle l'entendit, ce son si particulier. Elle ne pouvait pas le louper, le bruissement de sa lame contre les minuscules grains de sable. Un discret regard en direction de son détestable compagnon d'arme lui fit vite comprendre que son coutelet se trouvait sous ses pieds. Ils échangèrent un regard, puis retournèrent leur attention vers les hommes en noir. « Nous n’avons rien sur nous malheureusement, nous sommes seulement ici à la recherche de l’intimité comploteuse de deux amants. » S'exclama le colosse d'une voix roque. Le regard sombre de l'égyptienne ne changea pas suite à ses mots. Son cœur, par contre, se retourna dans sa poitrine. Ses doigts serrés dans ses poings se perdirent dans les profondeurs de sa tunique. Elle le savait, Isdès gagnait du temps en mentant sur l'origine de leur rencontre. Est-ce que cela faisait effet ? Les hommes encapuchonnés n'avaient pas bronché. Elle avait simplement senti un léger mouvement dans le groupe, mais rien de plus.

Summayah se déplaça aux côtés d’Isdès et, contre toute attente, elle glissa une main dans la sienne. Elle en profita pour glisser son petit pied sous celui de son voisin. Là elle put enfin le sentir, son précieux coutelet. Elle apprécia la fraîcheur du métal sous une couche épaisse et chaude de sable du désert. La jeune femme ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Leurs assaillants se mirent à bouger dangereusement dans leur direction. Elle put sentir la main d'Isdès se resserrer doucement sur ses doigts maigres. L'engagement physique de leurs adversaires commença avant même que Summayah ne puisse prononcer un mot. Un  épais nuage se sable apparut, créé par les mouvements amples des hommes en noir. Il empêchait les deux assassins de voir précisément ce qu'il se passait. Pourtant, ils réussirent tout de même à éviter les premiers assauts. La jeune femme jeta en l'air le coutelet, qu'elle avait réussi à prendre avec son pied gauche, elle l'attrapa fermement entre ses doigts et le jeta férocement dans le crâne de son premier adversaire. Le sang frais projeté sur son visage réveilla en elle ses instincts de lionne. L'égyptienne retira son arme du crâne, un bruit de succion accompagna son geste et un jet sanguinolent fendit l'air. Elle sentit que quelqu'un se faufilait derrière elle, rapidement elle se retourna et évita, de justesse, l'assaut d'un khépesh. Summayah ne faisait pas attention à ce qu'il se passait autour d'elle. Il y avait toujours ce nuage de sable qui lui brouillait la vision. Où était Isdès et que faisait-il ? Elle l'ignorait.

Alors que l'égyptienne venait tout juste d'éviter de se faire fendre le crâne en deux, quelqu'un s’immisça derrière elle et deux mains vinrent lui serrer brutalement la gorge. Elle voulut éborgner son adversaire en lui plantant son arme dans les yeux. Rien à faire. Il lui tordit violemment le poignet et, sous la douleur, elle lâcha son arme sur le sol. ❝ .... Gh ... A'l ... Ghfff ...❞ Tentant vainement de trouver de l'air et de desserrer son emprise, elle planta ses ongles dans les mains de son assaillant. Aucune réponse, aucun cri. Summayah se débattait inutilement, elle sentait son énergie la quitter. Plus elle bougeait, plus l'inconnu resserrait ses puissantes mains autour de son cou. Elle put enfin apercevoir Isdès. Il se battait non loin d'elle contre plusieurs hommes. Elle essayait de l'appeler. Rien à faire. Elle perdit connaissance. Son corps s'effondra sur le sol dans un bruit sourd, le visage enfouit dans le sable, elle semblait inanimée.

Elle entendit du bruit, le claquement des braises brûlantes mêlé à des voix rauques d'hommes en pleine discussion. Ses narines bougèrent légèrement, humant cet étrange mélange de transpiration et de suie. Où était-elle ? Était-ce le paradis ? Summayah ouvrit enfin ses yeux, légèrement. Elle put distinguer les mêmes silhouettes encapuchonnées que toute à l'heure. Elles étaient désormais installées autour d'un feu, en plein milieu du désert, dans un endroit qui lui était totalement inconnu. Elle n'était donc pas morte, mais maintenue prisonnière, les pieds et poings liés, le visage dans le sable.



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