Live your life, love your death (Libre)



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Téti
fille de Néhésy
Je me prénomme Téti. On me connait plus sous le surnom de : Téti Je suis né(e) il y a : 18 ans dans la charmante ville de : Thèbes. Depuis mon arrivé(e) j'ai rédigé : 270 papyrus. Je suis actuellement : destinée à rester pure et chaste. je vis dans la ville de : Thèbes. On me dit souvent que je ressemble à : Marina Nery. Je dois mon avatar à : electric bird.

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Sujet: Live your life, love your death (Libre)  -  Mar 26 Mai - 20:56

Qui voudra & Moi

La vie et la mort, une si mince frontière, deux choses si différentes et pourtant si identiques. Qu'y a t'il après la mort ?

Le coeur lourd des heures passées à préparer cet inconnu pour le royaume des morts, j'avance parmi le cortège que forment ses proches et les autres prêtresses et prêtres. Depuis le temps que je m'exerce, depuis l'âge de cinq ans que j'ai été confié au culte, maintenant je sais me débrouiller seule. Mes gestes sont presque machinaux, mais je n'arrive toujours pas à me détacher de cette confrontation à la mort.
Je sais bien que j'ai choisis moi-même cette voie. Tout d'abord la déesse, dont j'ai toujours admiré le travail, et ensuite ma formation parmi les prêtresses chargées de l'accompagnement des morts durant leur dernier voyage. Pour me rassurer et vivre avec cette proximité funeste, je me dis que si je ne ressentais rien, si j'était aussi détachée que certains le sont, je ne me sentirais plus vivante, plus humaine, je ne serais qu'une coquille vide, et c'est tout ce que je ne veux pas être.
La momification est un procédé long et pénible pour les sens. J'ai appris à m'endurcir de ce côté là, au début je sortais souvent pour rejeter mon petit déjeuner. Les odeurs ne me dérangent plus maintenant que j'ai ma technique (un peu de santal très parfumé sous chaque narine). Bizarrement, cela a aiguisé mon odorat, j’apprécie d'autant plus les différents parfums s'échappent des fleurs présentées en offrandes.
Accompagnée des pleureuses, je parcours le chemin qui relie le Ouâbet (édifice des embaumeurs) au cimetière. Je sais que les gens d'origine modeste ont droit à un embaumement de moins bonne qualité et a une cérémonie moins fastueuse. Mais je m'applique à accorder le même soin dans mes prières peu importe la condition du défunt. Tout le monde a le droit de prétendre à la vie éternelle, une fois morts, plus de différences (mis à part pour notre Pharaon). J'aime croire que je fais bien mon travail, que chaque âme que j'envois au pays des morts arrive devant la grande déesse sans encombre. Ce qui se passe ensuite n'est plus de mon ressort. J'ai beau recommander cette âme à Amémet, si il se trouve qu'elle est trop chargée de mal, je ne suis personne pour empêcher qu'elle soit dévoré. C'est ainsi le châtiment divin de la grande dévoreuse.
Vêtue simplement de mon habit blanc de prêtresse et de mon fin voile de lin de cérémonie, j'avance lentement, tête baissée, perdue dans mes pensées et dans le sable qui vole sous mes pieds.
Que pourrait-il arriver ce soir de plus que d'ordinaire ? Des fois, je me prend à rêver d'aventures venant bouleverser ma vie si parfaitement rythmée par le culte. Mais depuis ce rêve si étrange qui s'est révélé prémonitoire, j'hésite, j'ai peur de fermer les yeux, j'ai peur de ce que je pourrais voir, peur des conséquences.

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Menes "Montou"
dieu de la guerre
Je me prénomme Menes "Montou". On me connait plus sous le surnom de : Menes. Je suis né(e) il y a : 28 ans dans la charmante ville de : Hermonthis. Depuis mon arrivé(e) j'ai rédigé : 57 papyrus. Je suis actuellement : célibataire. je vis dans la ville de : Thèbes. On me dit souvent que je ressemble à : Varun Dhawan. Je dois mon avatar à : scaretale.

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Sujet: Re: Live your life, love your death (Libre)  -  Mar 26 Mai - 21:39
Menes ne savait plus depuis combien de temps il était humain. Il avait cessé de compter au moment même où il s'était rendu compte que désormais, il était seul, et que les autres Dieux lui seraient, probablement, à jamais cachés. Désarmé face à la pauvreté et à cette recrudescence d'étrangers sur des terres dont ils n'étaient pas originaires, Menes se laissait aller à beaucoup de mélancolie ces derniers temps, se rappelant des jours bien meilleurs qu'il eut connu jusqu'alors.

Ses accès de mélancolies avaient souvent lieu au coucher du Soleil. Semblait-il lui rappeler l'âge d'or d'une vie désormais inaccessible ? Il n'en savait rien, car jamais il ne s'était réellement senti heureux, et complet. La guerre l'avait accueilli en son sein, lui permettant de cracher toute sa colère, toute sa douleur d'être un éternel solitaire sans parent, sans famille, quel qu'elle soit. Un exutoire malsain qui lui avait permit de briller à sa façon et de créer une famille parmi les gens qui lui vouaient un culte.

Mais désormais, il ne pouvait plus réellement en jouir. Se rendre sur place, au sein du temple qui lui faisait honneur pour les voir faire des offrandes avait quelque chose de gênant qu'il ne savait expliquer. D'autant plus qu'on lui intimait de faire de même, ce qui lui semblait ridicule que de se prier lui-même.

Alors, il venait s'installer là, sur la rive Est, les pieds dans l'eau, le plus souvent vêtu d'un pagne, lorsque ce n'était pas un espèce de long pantalon ample qui lui couvrait les parties génitales et les jambes. Barbotant ses pieds dans l'eau, le regard se perdant sur les temples de la rive Ouest, Menes se laissait aller là, jusqu'à ce que plus aucun rayon ne paraissait au delà de l'horizon.

C'était ce qu'il faisait habituellement, et ce, presque tous les soirs. Mais cette fois-là, quelque chose attira son attention. Il y avait cette procession religieuse qui menait un mort recevoir ses derniers sacrements pour mieux le préparer à l'au-delà. Pour Menes, c'était quelque chose d'inédit, car jamais jusqu'alors il ne s'était intéressé à cela, bien qu'il soit régulièrement un instrument de mort en l'infligeant à ses adversaires.

Mais là, c'était différent. Il y avait quelque chose de calme et de triste qui émanait de ce cortège. De là où il se tenait, il entendait faiblement les pleureuses geindre tout en disparaissant au loin. Alors, tout à coup, comme s'il sentait que c'était la chose à faire, il sortit de l'eau, et se mit en chemin pour traverser le Nil.

Au bout de quelques longues dizaines de minutes, il finit par traverser la raison de toute cette puissance égyptienne et parvint sur la rive Est. Il n'y était venu qu'une fois. Cette fois-là, il devrait s'en souvenir pour toujours car se rappeler de sa vie de divinité d'un bloc avait été quelque chose d'intense. Mais aujourd'hui, c'était pour autre chose, et il ressentait cette même quiétude qui se dégageait de ces lieux, lui imposant un calme et une sérénité qui lui faisait le plus grand bien.

Ses pieds dans le sable qui perdait en température, il finit par se figer en voyant l'une des prêtresses marchait vers lui, la tête ailleurs, le voile de lin de cérémonie tiré sur sa tête. Un sourire vint se dessiner sur le visage doré de Menes, qui s'immobilisa complètement pour dire à la prêtresse : « Vous semblez bien soucieuse pour ne pas vous arrêtez devant ma présence, prêtresse. »

Menes semblait, au premier abord, quelqu'un de prétentieux. En faites, il n'en était pas un. Il était quelqu'un de fier et qui aimait qu'on le regarde, sinon, il ne ferait pas toutes ses acrobaties pour gagner sa vie. C'était une façon pour lui d'attirer l'attention, une chose, qu'il, au final, recherchait depuis aussi loin ses souvenirs remontaient.


Dernière édition par Menes "Montou" le Mer 27 Mai - 11:11, édité 2 fois
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Téti
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Sujet: Re: Live your life, love your death (Libre)  -  Mar 26 Mai - 22:28



Mes pensées s'envolent au grès du vent qui balaye le sable sur les dunes. Ce soir l'air est doux, dernièrement il a fait tellement chaud. Je me sais chanceuse d'être prêtresse, même si ma famille a une condition maintenant, je sais que je souffre moins de la chaleur écrasante qu'eux. Nous avons des bassins d'eau tiède pour nous rafraîchir le corps, des domestiques pour nous éventer lors de nos longues prières, souvent de généreux donateurs nous apportent des fruits frais, dont le jus est délectable et tellement désaltérant. Ce soir je sais que je suis à la même enseigne que tout le monde, la fraîcheur saisie ma peau et m'arrache quelques frissons.
Je suis tellement perdue dans mes pensées que je ne remarque pas le jeun homme torse nu qui s'approche de la procession. Je ne sais d'où il vient ni qui il est, mais lorsque je lève les yeux, surprise, je vois comme un halo autour de lui, comme si quelque chose de divin se produisait en cet instant. Mon premier réflexe est de m'excuser, tête baissé et regard fuyant.

" Milles excuses monseigneur, je ne vous avez pas vu. Que votre pardon me soit accordé, j'irais déposer des offrandes sur votre hôtel. "

Je pense que je me croyais de nouveau dans un de ces rêves que j'ai fait, celui où la déesse m'apparaissait, vêtue comme une mortelle, me prédisant de grandes choses. Quelques secondes me furent nécessaires avant de reprendre mes esprit et de revenir sur terre. Je lève alors la tête, d'un air perdu et interrogateur et aperception de mon erreur. Un peu exaspérée par ma bêtise, mes sourcils se froncent sans le vouloir.

" Hum, pardon, je vous ai pris pour quelqu'un d'autre, j'étais ... Perdue dans mes pensées. Vous disiez ? "

Plus je le regarde, et plus je le trouve charmant. Avec ma puberté, vint mon attirance pour le corps des hommes, à mon plus grand malheur. Je dois rester pure, pour la déesse, et la simple idée d'être souillée par un homme me répugne. Mais quand je vois un torse musclé comme celui qui s'offre présentement à moi, je ne sais comment l'expliquer, mon ventre papillonne. Instinct primaire certainement, il n'empêche que cela m'attire tout autant que cela me dégoutte.
La procession continuait à avancer à côté de moi, bientôt il me faudra reprendre la marche pour pouvoir finir me devoir auprès de ce mort. Je ne tolérerais aucun retard, tout comme le grand prêtre le ferait. C'est pourquoi, si cet étrange personnage ne se décide pas à me répondre ou à nous suivre dans notre convoi, je devrais le laisser là au milieu de nulle part, entre deux lieux.

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Menes "Montou"
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Sujet: Re: Live your life, love your death (Libre)  -  Mer 27 Mai - 12:11
« Milles excuses monseigneur, je ne vous avez pas vu. Que votre pardon me soit accordé, j'irais déposer des offrandes sur votre hôtel. » Pour la première fois de sa vie, alors que Menes comptait rebondir sur le monseigneur et rigolait - malgré que la situation ne s'y prêtait pas -, il sentit son cœur humain se tordre dans sa poitrine. Comment avait-elle su... ? Comment pouvait-elle savoir ? Personne ne le savait ! Qui était-elle ? Elle semblait plus qu'une simple prêtresse... Était-elle une oracle (ou quelque chose dans ce goût-là) ? Était-elle douée de magie ? En l'espace de quelques instants, il passa par toutes les couleurs, tandis que ses pensées étaient prises dans un véritable tourbillon de profond gêne. Il ne savait pas quoi répondre, ni quoi faire. Peut-être devait-il le prendre en rigolant... ? Il opta pour cette option-là, mais son rire ne pouvait convaincre personne sans qu'on ne lui pose de nouveau, tout un tas de questions.

Son regard sur la prêtresse changea. Il ne faisait plus attention à la procession. Ses pensées le torturaient, mais ce qui revenait le plus, c'était elle. C'était la première fois qu'il se sentait en danger de la sorte. Autant vous dire qu'il y avait de quoi mal se sentir. Puis, c'était une formidable leçon. Il devrait apprendre à se forger une carapace, à ne rien transparaître quant à sa réelle identité. Menes se força à sourire.

« Hum, pardon, je vous ai pris pour quelqu'un d'autre, j'étais ... Perdue dans mes pensées. Vous disiez ? » Son tourbillon de pensées se dissipa, sauf une : Avait-elle quelque chose de spéciale ? Sa tension au niveau de son cœur et de son estomac disparut aussi vite qu'elle n'était apparue. Fichu secret ! Menes reprit le dessus. Son sourire se fit un peu plus séducteur. Elle avait réveillé sa curiosité, et il était quelque peu obstiné. Autant vous dire que seul le destin savait comment cette rencontre l'influencerait sur son futur prochain.

Voyant qu'elle continuait son chemin, désireuse de ne pas se faire remarquer, Menes se mit à la suivre. Il lui dit, d'un ton bas : « Et quelles pensées ! M'appelez Monseigneur, c'est une première... Mais j'aime ça. » Un regard mutin, il continua : « Tu es jolie quand tu me regardes. » Menes savait qu'il avait un corps plutôt avantageux. On avait cessé de lui en faire le compliment. Il se tut, laissant la procession continuait. Les pleureuses continuaient ce qu'elles savaient faire de mieux, mais cela ne le dérangea pas le moins du monde. Il n'y prêtait toujours aucune attention. « Peux-tu me montrer ce que vous allez faire ? »

Même si elle l'intriguait, il se rappelait très bien du pourquoi il était venu. Menes jeta un regard vers le corps du mort, puis vers les pleureuses et les prêtres, avant de regarder dans la direction où ils semblaient se diriger. Elle semblait jeune, très jeune. Pourquoi se donnait ainsi à son Dieu ? Il avait toujours aimé voir les gens lui vouaient un culte. Il comprenait qu'on veuille obtenir leurs faveurs, mais... S'il se rappelait bien, les prêtresses ne se réservaient à aucun homme pour toute leur vie. Menes ne parvenait à comprendre réellement cette volonté. Il voyait très bien comment le sexe pouvait être agréable, d'autant plus dans une société comme celle-ci. Elle l'intriguait réellement, et se mit à espérer qu'il ne soit pas de trop dans la procession.
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Sujet: Re: Live your life, love your death (Libre)  -  Mer 27 Mai - 17:16



Je ne pensais pas qu'il le ferait, mais lorsque j'ai repris ma route avec le cortège, cet étrange homme ... torse nue, me rattrapa pour marcher à mes côtés. Intérieurement je me sentais un peu agacée, et allé, encore un lord dingue qui veut me séduire pour m'arracher à ma virginité !

" Et quelles pensées ! M'appelez Monseigneur, c'est une première... Mais j'aime ça. " Après quoi je sentis sur moi se poser un regard encore plus enjôleur, celui d'un homme qui me fixe, me détaille, et qui est assez contente de ce qu'il voit pour tenter l'impossible. « Tu es jolie quand tu me regardes. »
Sur ces mots, je me retourne brusquement vers lui, l'air offusquée. En fait je n'en avais pas que l'air, je l'étais vraiment, mais pas autant que ce que je le laissait transparaître. Je commence à avoir l'habitude de ce genre de remarque, depuis que mon corps prend des formes de femme, l'approche du sexe masculin à mon égard à changé. Heureusement que je sais que si par malheur il arrivait à l'un d'entre eux d'être un peu trop impétueux, mon frère lui briserait les reins. Doux réconfort que d'avoir un grand frère robuste pour se protéger.

" Je vous demande pardon ?!? Je vous regarde exactement comme je regarderais n'importe quel inconnu !
Et pour ce qui est du "monseigneur" eh bien ... Il m'est arrivé une fois, qu'un dieu m'apparaisse en rêve ... Et lorsque je vous ai vu, avec la lumière du soleil couchant ... J'ai cru que je rêvais encore. "


Un aveux bien étrange, je désirais tellement me justifier auprès de lui pour me laver de tout soupçons que j'ai foncée tête baissée et révélé un de mes plus grands secrets. Quelle idiote je fais.
" C'est idiot je sais. Veuillez m'excuser, " dis-je tout en me concentrant de nouveau sur la procession qui se rapprochait du cimetière et de notre destination finale.

« Peux-tu me montrer ce que vous allez faire ? »
Était-ce donc cela qu'il était venu chercher ? Apprendre un peu plus sur la vie après la mort, sur cet étrange rituel qu'est le passage dans l'autre monde, que tout le monde connait sans vraiment le comprendre ? Mon regard sur lui changea quelque peu. Après tout, peut-être n'est il pas le goujat qu'il paraissait être.

" Si cela vous intéresse je vous expliquerais les différentes étapes de la mise en terre d'un mort. Mais pour l'instant, il nous faut nous taire pour respecter le deuil des proches. A notre entrée dans le cimetière, ne me perdez pas, il se peut que nous croisions une autre procession. Les décès sont malheureusement de plus en plus fréquents ses temps-ci ...

Même si je chérie et adore une déesse de l'après, je n'aime pas la mort. Cela est, certes, le commencement d'une nouvelle vie, l'accession aux terres éternelles et la possibilité de la réincarnation, mais la mort est froide et triste. Elle jette sur la famille un voile de larmes qui ne s'effacera qu'avec le temps. Et nous, simples mortels, nous devons vivre avec cette éventualité que tout peut s'arrêter aujourd'hui. Moi je veux vivre, je veux pouvoir aimer et m'émerveiller encore, pour témoigner ma gratitude aux dieux et laisser la trace de mon passage en ce monde.

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Sujet: Re: Live your life, love your death (Libre)  -  Mer 27 Mai - 19:19
« Je vous demande pardon ?!? Je vous regarde exactement comme je regarderais n'importe quel inconnu ! » Menes manqua d'éclater de rire. S'il n'entendait pas les pleures en arrière-plan, il se serait probablement fendu la poire sans aucune pudeur, à taper du poing sur le sol. Elle en était mignonne à se défendre ainsi. On sentait bien la frustration sexuelle dont elle semblait être en proie depuis que son corps commençait à changer. Il n'en exprima aucun mot, mais son regard n'avait jamais été aussi coquin qu'à ce moment-là, comme s'il était fier de la mettre mal à l'aise. Les vices humains semblaient faire désormais parti intégrante de sa personne, cela ne faisait aucun doute. « Et pour ce qui est du monseigneur eh bien ... Il m'est arrivé une fois, qu'un dieu m'apparaisse en rêve ... Et lorsque je vous ai vu, avec la lumière du soleil couchant ... J'ai cru que je rêvais encore. »

Une étincelle jaillit dans le regard pourtant noir de Montou. Elle lui faisait des aveux sans qu'il ne les demande, et ce n'était pas n'importe quel aveu. Il avait eut raison de se poser toutes ces questions tout à l'heure car il semblait réellement que cette dernière ait une touche de magie en elle. Il ne saurait dire si c'était dû à la Déesse qu'elle priait, à qui elle vouait son culte. Il n'en dit rien, mais elle attisait cette curiosité en lui comme jamais ça ne lui était arrivé encore. « C'est idiot je sais. Veuillez m'excuser. »

Menes ne répondit rien. A quoi bon, d'ailleurs, sinon la mettre un peu plus mal à l'aise ? Il se contenta tout simplement de hocher la tête et de laisser les choses se faire jusqu'à ce qu'il finisse par demander à la Prêtresse de lui montrer son travail. « Si cela vous intéresse je vous expliquerais les différentes étapes de la mise en terre d'un mort. Mais pour l'instant, il nous faut nous taire pour respecter le deuil des proches. A notre entrée dans le cimetière, ne me perdez pas, il se peut que nous croisions une autre procession. Les décès sont malheureusement de plus en plus fréquents ses temps-ci ... »

Elle avait raison. Mais cela, il s'en fichait, tout du moins, pour le moment. Son esprit était trop ailleurs pour réellement porter attention à ce qui l'entourait. Il souffrait suffisamment de cette solitude encore plus intense qu'elle ne l'avait été auparavant pour regarder autour de lui. Finalement, il avait toujours ce comportement divin, celui qui ne faisait attention qu'à son nombril, attendant qu'on le prie pour qu'il n'ose jeter un regard vers vous. Il sentit que ce n'était pas un bon comportement, et se fit violence, en acquiesçant à ses propos d'un signe de la tête.

« Alors je me tais et je te laisse maître de la situation. » Menes sourit, et se rangea derrière elle, observant alors les gens autour de lui. Certains étaient là juste pour accompagner la famille, qui elle, semblait réellement triste, pleurant avec les pleureuses qui scandaient des versets tout en pleurant. Le spectacle avait quelque chose d'accablant. Il ne connaissait pas cela, il n'avait jamais perdu quelqu'un de cher. Encore aurait-il fallu qu'il eut une famille.
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Sujet: Re: Live your life, love your death (Libre)  -  Jeu 28 Mai - 19:33



" Alors je me tais et je te laisse maître de la situation. "
*Tant que tu arrête de me draguer, ça me convient*
Nous progressons à présent dans le cimetière. Slalommant à travers les tombes, nous nous dirigeons vers celle, ouverte, prête à recevoir le mort. En regardant les alentours, le souvenir de ma première fois en ces lieux me revient et me fait sourire. Inclinant légèrement la tête vers mon étudiant momentané, je lui chuchote :
" La première fois que je suis venue ici, je me suis perdue parmi les tombes. J'ai mis deux heures à ressortir, heureusement que c'était en plein jour, je n'ose imaginer de nuit. "
A vrai dire maintenant je peux en rire, mais ce jour là, j'étais beaucoup moins enjouée, je me voyais déjà perdue, oubliée de tous, à errer dans le désert une fois que j'aurais trouvé la sortie de ce lieu si sinistre. Heureusement, les autres s'étant rendus compte de mon absence, avaient entrepris de me chercher à travers tout le cimetière.

Arrivés au niveau de la tombe vide, le cortège s'arrête. Le corps est placé au centre, la tête tournée vers le grand-prêtre pour le reste du rituel. Il commence par brûler de l'encens dans un petit sceptre en forme de bras.
Je me recule légèrement pour me mettre au niveau du jeune homme torse nu pour lui expliquer ce qui se déroule devant ses yeux. Toujours en essayant de chuchoter pour que les pleureuses couvrent mes dires aux oreilles du grand prêtre, je me penche légèrement vers lui tout en gardant le regard fixé sur le défunt.
" Le prêtre commence par la purification d'Horus, qui consiste à brûler de l'encens dans ce petit sceptre. Ensuite, il va répandre plusieurs huiles et liquides funéraires sur le sarcophage posé là. Ça, c'est la purification de Thot. "
Prenant le temps de prier pour le mort, je me tus quelques minutes. Je recommande alors son âme à la déesse, lui demandant de le juger comme tout être sur terre, lui accordant, si il en est digne, de marcher au côté de ses pairs dans le royaume des morts.
Voyant que le prêtre continue sa tâche, je me penche à nouveau vers mon compagnon.
" A présent il touche la bouche, le nez, les oreilles et les yeux du défunt. Cela lui permettra de respirer, de manger, d'entendre et de voir une fois dans le monde des morts. C'est aussi pour que son bâ et son ka puisse réintégrer son corps. "

En m'arrêtant de parler, je regarde en la direction du grand prêtre, pour m'assurer qu'il ne m'ai pas entendu. Si jamais je perturbe la cérémonie, je pourrais me voir sévèrement punie, il faut respecter le rituel des morts. Il acheva son geste, devenu si machinal. Ensuite le corps fut déposé dans le sarcophage et des prière furent prononcées. Durant tout cet instant, je reste silencieuse, concentrée sur ma fois, sur la déesse, sur ce mort, sur la cérémonie, et sur les prières que je suis en train de prononcer. L'heure est grave, on dit une dernière fois adieu à un être vivant, au proche de ces gens, à un homme qui fut aimé et qui aima en retour. Chaque vie est précieuse et on doit la respecter également dans la mort.

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